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mercredi 22 mai 2013

Curiosity a réalisé son deuxième forage sur Mars


Curiosity le robot star de la mission martienne américaine Mars Science Laboratory a procédé à son deuxième forage sur la planète rouge selon la NASA lundi 20 mai. Les échantillons obtenus seront analysés à bord du laboratoire interne du robot.
C'est le second forage que réalise Curiosity durant sa mission martienne. La NASA a en effet annoncé lundi 20 mai que le robot a réalisé de nouveau un trou qui mesurerait 1,6 centimètre de diamètre et 6,6 de profondeur. Le premier forage en date avait été réalisé le 20 février et avait récolté des échantillons de roches sédimentaires afin de nourrir sa mission. La roche percée à l'aide du bras robotisé de Curiosity, baptisée Cumberland se trouve à 2,75 mètres à l'ouest de "John Klein", la précédente roche perforée. Les échantillons prélevés le dimanche 19 mai seront désormais analysés par les instruments à bord.
Prochaine étape, le Mont Sharp
Le prochain objectif de Curiosity est d'arriver au pied du Mont Sharp, une montagne de 5.500 mètres de haut située dans le cratère de Gale (impact de 155,3 kilomètres de diamètre) dont les contreforts seraient formés de différentes couches sédimentaires rapportant la présence d'eau il y a longtemps. Il devrait mettre plusieurs mois avant d'arriver à destination, roulant à 0,15 km/h. Le précédent forage avait permis de rendre compte d'un environnement potentiellement propice à la vie martienne dans le passé via la présence de micro organismes dont de l'eau peu acide. L'objectif est aujourd'hui de creuser cette pistes et d'établir une étude fiable quant à la possibilité d'habiter un jour la planète et d'y développer la vie, prenant en compte des données minéralogiques mais également géologiques.
Un robot qui a tout pour lui
Curiosity pèse 900 kilos, soit quatre fois plus que ses prédécesseurs Spirit et Opportunity. Développé par le Jet Propulsion Laboratory de la NASA (bras robotisés) il bénéficie de la dernière technologie.

Tornade : pourquoi les États-Unis sont particulièrement touchés ?



Le drame qui a lieu actuellement dans le Midwest américain rappelle que certains phénomènes météorologiques peuvent être beaux, effrayants, mais surtout meurtriers extrêmement destructeurs. Pays le plus touché au monde par les tornades, lesÉtats-Unis sont les premières victimes de ces perturbations. Pourquoi ? Gentside Découvertes vous l'explique.
Qu'est-ce qu'une tornade ?
Dans l'imaginaire collectif, il s'agit d'un incident météorologique extrêmement violent, détruisant maisons, emportant vaches et voitures en l'air, le tout en forme de cône parfait tournant sur lui-même. La réalité ne diverge pas réellement de l'imaginaire. La tornade est un tourbillon circulaire (vortex) prenant son origine en fonction de multiples conditions climatiques. Elle naît dans un nuage et est précédée par des averses pouvant être très fortes.
Elle s'accompagne par ailleurs de vents violents (parmi les plus forts dans le monde) pouvant aller jusqu'à 510 kilomètres par heure. Plus destructrice qu'un cyclone, 300 ou 400 personnes seraient tuées chaque année selon l'Organisation Météorologique Mondiale. La tornade est en somme une petite tempête concentrant un maximum d'énergie. Soudaine et brève, elle s'explique par la mouvance de différents vents contraires (cisaillement des vents) la plupart venant du Golfe du Mexique (climat subtropical humide) et de l'Hémisphère Nord plus froids, tournant dans le sens contraire des aiguilles d'une montre.
L'humidité fournit les orages violents qui donneront les tornades. L'air très chaud situé près du sol et le refroidissement de l'atmosphère venant du nord entraîne un mélange explosif (l'écart de température étant trop important) formant cette colonne nuageuse en forme d'entonnoir à la trajectoire incurvée.
Les États-Unis, champions de la tornade
La présence d'un climat propice à la formation des tornade en sud des États-Unis explique la haute fréquence de (...) 

Xbox One: une console tout-en-un



C'est fait : la nouvelle Xbox a été révélée au grand public. Vous ne rêvez pas mesdames et messieurs, Microsoft a enfin levé le voile sur son bijou de technologie sobrement intitulé XBox One. C'est l'appareil de l'année, voire des dix dernières années.
La XBox One appartient à la 8ème génération de console et fut dévoilée mardi soir lors d'une conférence très attendue, qui a eu lieu au siège de Microsoft à Redmond (Etats-Unis).
Première révolution, la nouvelle XBox fait d'une simple console un outil multimédia ultra-perfectionné. Cette console va changer tout votre salon et vos amis vont s'y agglutiner pour vivre cette nouvelle expérience.
Alors, peut-on prendre ce que vous aimez et l'améliorer ? Nous faisons le pari que oui !

samedi 18 mai 2013

La Corée du Nord tire des missiles de courte portée


La Corée du Nord a tiré, samedi 18 mai, des missiles de courte portée vers la mer du Japon, apparemment dans le cadre de manœuvres, a annoncé le ministère de la défense sud-coréen. "La Corée du Nord a lancé deux missiles guidés ce matin et un autre cet après-midi", a déclaré un porte-parole du ministère. "Les trois missiles sont tombés dans la mer du Japon."

Ces tirs font suite à des manœuvres militaires conjointes cette semaine des Etats-Unis et de la Corée du Sud, qualifiées par la Corée du Nord de provocation"injustifiées" et de préparation à la guerre. Les Etats-Unis et la Corée du Sud craignent que des essais du missile de moyenne portée Musudan ne relancent les tensions, après l'essai nucléaire nord-coréen de février.

"GRAVE PROVOCATION"
La Corée du Sud surveille de près les tirs de missile de son voisin du Nord, qui incluent parfois des tirs de missiles de courte portée dans ses manœuvres militaires. "Une analyse plus détaillée sera nécéssaire, mais les missiles lancés peuvent être un missile antinavire modifié ou le missile sol-sol KN-02, dérivé du missile de l'époque soviétique SS-21, qui a une portée de quelque 120 km", a déclaré un responsable sud-coréen à l'agence d'information Yonhap.
Séoul a critiqué ces tirs de missile, les qualifiant de "grave provocation""La communauté internationale décrétera des sanctions beaucoup plus sévères contre la Corée du Nord pour la poursuite de ses absurdes provocations", a déclaré Min Hyun-joo, porte-parole du parti au pouvoir, Saenuri, citée par l'agence Yonhap. "Aucune compensation et aucun avantage ne seront accordés si la Corée du Nord ne montre pas des changements dans la bonne direction de sapolitique", a-t-elle ajouté.
A Washington, un porte-parole du département d'Etat, Darby Holladay, a indiqué que les Etats-Unis "suivaient de près la situation sur la péninsule coréenne" et"continuaient à presser la Corée du Nord de faire preuve de retenue et d'agir pour améliorer ses relations avec ses voisins".
Les missiles Musudan ont une portée estimée à entre 2 500 et 4 000 km, une distance suffisance pour atteindre la Corée du Sud et le Japon et éventuellement les bases américaines situées sur l'île de Guam, dans le Pacifique. Un responsable de la défense américain a indiqué au début de mai que le Nord avait retiré deux missiles Musudan de son site de lancement, sur la côte est du pays, dans un contexte de décrue des tensions dans la péninsule.

mardi 14 mai 2013

Violences au PSG : retour sur les épisodes précédents


Les incidents survenus dans la soirée du lundi 13 mai à Paris, place du Trocadéro, ne sont pas les premiers à impliquer certains supporteurs se réclamant du Paris-Saint-Germain (PSG). Retour sur quelques épisodes marquants.

  • 13 mai 2013 : la fête au Trocadéro vire en émeute
Le PSG a remporté son troisième titre de champion de France la veille, sur le terrain de Lyon, et donne rendez-vous à ses supporteurs pour communier à Paris, place du Trocadéro. Mais les joueurs ne restent que cinq minutes sur le podium dressé à leur intention, avec vue sur la tour Eiffel. Des débordements éclatententre certains supporteurs, casseurs et forces de l'ordre, qui s'échangent des fumigènes et des gaz lacrymogènes. Des casseurs vandalisent ensuite des cafés, brûlent une voiture et cassent un arrêt de bus. A l'arrivée, une trentaine de blessés dans l'assistance.
  • 28 février 2010 : PSG – OM
A l'occasion d'un match au sommet de la Ligue 1 entre le PSG et OM, des indépendants du Kop de Boulogne s'en prennent à des membres du Virage Auteuil. Autrement dit, des supporteurs du PSG décident de s'attaquer... à d'autres supporteurs du PSG, qui répliquent. Les affrontements causent la mort de Yann Lorence, 37 ans, un habitué du Kop de Boulogne, roué de coups.
Depuis plusieurs mois, les tensions redoublaient entre les tribunes Boulogne, qui contient une frange de supporteurs proches de l'extrême droite, et Auteuil, qui abrite un public fier de son melting-pot. Robin Leproux, alors président du PSG, choisit alors d'appliquer dès la saison suivante une nouvelle politique : placement aléatoire dans le stade, dissolution des associations historiques de supporteurs, interdictions de stade (IDS) multipliées... Ce plan très contesté a créé un tournant important dans l'histoire du Parc des Princes.
  • 26 octobre 2009 : OM - PSG
Entre 100 et 150 supporteurs du PSG venus dans l'après-midi en train à Marseille affrontent leurs homologues phocéens. Les échauffourées, près de la gare Saint-Charles et du Vieux-Port, ont fait une dizaine de blessés. Ces rixes se produisent en marge d'un match... qui n'a finalement pas eu lieu le jour même. Au dernier moment, trop tard selon certains, la Ligue de football professionnel (LFP) déprogramme la rencontre pour cause de grippe A.
  • 23 novembre 2006 : PSG - Hapoël Tel-Aviv
Comme plus tard en 2010, un supporteur trouve la mort à quelques encablures du Parc des Princes. En ce soir de novembre, le PSG a perdu 4-2 en Coupe de l'UEFA face au club israélien de  l'Hapoël Tel-Aviv. A la sortie du stade, un supporteur de confession juive, Yaniv Hazout, est "coursé" par des ultras. Antoine Granomort, un gardien de la paix, s'interpose pour le protéger de cette foule hostile. Vers 22 h 53, alors que les deux hommes sont réfugiés dans un McDonald porte de Saint-Cloud, il tire un coup de feu mortel sur Julien Quemener. En 2011,Antoine Granomort bénéficie d'un non-lieu.
  • 13 mars 2001 :  PSG - Galatasaray
Déjà éliminé de la Ligue des champions, le PSG joue son dernier match de poule contre Galatasaray. Pendant ce duel, remporté 2 à 0 par Paris, de violentes rixessurviennent dans les tribunes entre supporteurs parisiens et turcs, massés en nombre dans l'emplacement réservés aux visiteurs,  à côté du Virage Auteuil. Dans une ambiande de "baston générale", plus de cinquante Turcs finissent la soirée à l'hôpital. C'est la première fois qu'une partie du public parisien se manifeste de la sorte en Coupe d'Europe. Du coup, le PSG devra disputer ses deux prochains matches de Coupe d'Europe dans un stade situé à plus de 300 kilomètres du Parc des Princes.
  • 28 août 1993 : PSG - Caen
En plein été, pour le début de la saison 1993-1994, les ultras du Kop de Boulogne se signalent à la France entière, alors que l'Angleterre ou les Pays-Basconnaissaient déjà les affres du hooliganisme depuis plusieurs années. Dans les tribunes, des hooligans parisiens chargent violemment des CRS, et en blessent dix, dont un grièvement. La rencontre a été stoppée pendant treize minutes en raison des jets de gaz lacrymogène. Le Monde titre alors l'un des ses articles "La guérilla des stades".

lundi 13 mai 2013

Un marée de glace vient s'encastrer dans des habitations

Dans le Minnesota, une marée de glace, qui s'est formée à l'origine à la surface d'un lac, a été poussée samedi par des vents violents. Le flux glacé a avancé et pour buter sur les maisons.
C'est l'image d'un film catastrophe à échelle réduite.  Samedi, dans le Minnesota, une marée de glace s'est déplacée lentement mais sûrement vers les habitations voisines d'un lac durci par le froid. Poussée par des vents violents, elle est venue percuter samedi les arbres et les maisons sur les rivages après s'être formée à la surface de l'étendue d'eau gelée, près du lac des Mille Lacs.
L'écoulement de glace mesurait jusqu'à un mètre par endroits, lui donnant l'apparence d'un petit iceberg en mouvement. Si aucune victime n'est à déplorer, la marée frigorifique a fait des dégâts matériels, sur au moins une maison.

Le village qui aimait les femmes


‘’La côte amalfitaine ne fait que 50 km mais il faut prévoir du temps pour la visiter. Tu sais quand tu pars mais tu ne sais jamais à quelle heure tu arrives ! ‘’ m’explique mon amie Caterina. Sur la route côtière, nous sommes ralenties par une camionnette remplie de citrons, fruit roi de la région. Le chauffeur s’arrête bientôt pour faciliter le passage de la file d’automobilistes agglutinée derrière lui. Parmi eux, des cars de touristes à destination de Positano, le village le plus chic de la côte. Son succès n’est pas usurpé. Accrochées aux falaises, ses maisons multicolores sont une invitation à la flânerie à travers ses petites rues escarpées. Lassées des pentes et des escaliers, nous nous livrons bientôt au sport national : regarder les gens passer depuis une terrasse de café. Un avant-gout de vacances à l’italienne. Un expresso plus tard, nous poursuivons notre route jusqu’à un autre petit port des bords de la mer Tyrrhénienne : Praiano.

Loin des airs de carte postale de Positano, ce village de pêcheurs ressemble à un décor de film de Rosselini. Et pour cause, Praiano a connu ses heures de gloire dans les années 1960. Roberto Rosselini, Sofia Lauren, Marcello Mastroiani et bien d’autres stars du cinéma italien venaient y passer leurs vacances d’été ainsi que d’autres personnalités internationales comme Jackie Kennedy ou Winston Churchill. Agé de 71 ans, Pépé Gambardello s’en souvient comme si c’était hier et les appelle par leur prénom quand il évoque cette grande époque. Il était alors pêcheur l’hiver et chef cuisinier l’été, et ne cache pas sa fierté d’avoir préparé pour eux une des meilleures cuisines de la côte. Depuis le bateau où il m’emmène faire un tour des lieux, il montre dès que l’occasion s’y prête, les villas où chacun résidait.

De retour à quai, nous allons au restaurant Il Pirata, anciennement le ‘’Da Luca’’. C’est ici que toutes les célébrités se retrouvaient pour dîner avant d’aller danser juste à côté à la discothèque l’Afrikana. Les deux établissements existent toujours. En chemin, Pépé me demande de ne pas trop m’éloigner de lui. Il a une jambe douloureuse mais ce n’est pas mon assistance qu’il sollicite. Honnête, ce vieux pêcheur au regard rieur avoue apprécier la présence féminine mais aimer encore plus être vu en sa compagnie. A Praiano, tout le monde le connaît et tout le monde le regarde. Plus tard, il devra répondre aux questions des villageois et s’en réjouit à l’avance. Pirate !

Dans la famille Milano, je demande le fils. Regard bleu lagon et cheveux argentés, c’est désormais Rino qui reçoit les clients au restaurant Il Pirata. Son père Casimiro s’occupe de la gestion, ce qu’il fait depuis déjà une vingtaine d’années. Autour d’une assiette d’antipasti et un verre prosecco, Rino raconte comment sa famille a connu les différentes phases d’évolution du village. ‘’Bien avant son époque de splendeur, mes parents avaient ici une boutique de vêtements typiques en toile dits ‘’alla positana’’. Ce même local est devenu dans les années 1960 un bar mitoyen au célèbre restaurant Da Luca, du nom de son propriétaire autour duquel tournait la vie bouillonnante de Praiano. Cela fait désormais plus de vingt ans que les deux locaux sont réunis sous la même enseigne, celle d’Il Pirata, dont toute ma famille s’occupe’’. Aujourd’hui calme et confidentiel, Praiano reste fréquenté par les connaisseurs de la région qui souhaitent éviter l’agitation de Positano. Telle une ancienne vedette de cinéma, le village a gardé son port altier et conserve une beauté émouvante.

Cette atmosphère unique, un artiste a su en faire le terreau fertile de son art. Suspendu entre ciel et mer, son atelier est un ancien phare dont les portes sont ouvertes à tous. Cette fois, Pépé ne m’accompagne pas pour lui rendre visite. La route est trop difficile pour sa jambe et il n’a pas encore fini son verre de prosecco. Mais je devine sans peine la vraie raison : personne ne nous verra emprunter le petit chemin escarpé qui y conduit.

‘’C’est un tel privilège de vivre ici que je me dois de lui rendre hommage’’. Paolo Sandulli avait 16 ans quand il est venu pour la première fois à Praiano. Il en a désormais 64 et tente par ses œuvres de maintenir vivante la mémoire des lieux. Mais ce ne sont pas les anciennes célébrités qui nourrissent son imagination. Ses sources d’inspiration, il les puise dans le mode de vie traditionnel des pêcheurs. Tous ont droit à un portrait et à des sculptures évocatrices de leur travail en mer. Parmi tous, je reconnais tout de suite Pépé et son sourire de tombeur.

A côté des nombreux marins, deux figures féminines reviennent sous forme de sculptures surréalistes ou de bustes. Eléonore et Beatrice apparaissent chevauchant calamar, murène et dauphin, ou encore coiffées d’éponges de mer colorées. ‘’Ce sont mes sirènes. Je suis tombé amoureux d’elles au musée de Palerme et à la Frick Collection de New York. J’ai tout de suite été ébloui par leur beauté’’. Paolo parle d’elles avec une telle intensité qu’il oublie de préciser que les deux jeunes femmes étaient les filles du Roi de Naples au XIVème siècle. Je ne m’étonne plus de son étourderie après l’avoir écouté plus longuement expliquer son désir de réunir dans ses œuvres, le passé et le présent. Pari réussi. Dans son atelier, le temps s'arrête pour laisser place à la poésie de son art.

A mon départ, Paolo me remet un livre qu’il a publié deux années auparavant. Sous forme de conte, Un sogno in fondo al mare est l’histoire d’une jeune femme qui essaie de préserver Praiano et la côte amalfitaine du tourisme. Je ne sais si à la nuit tombée les sculptures de Paolo s’animent pour veiller sur les destinées du port. Mais les personnages qui l’habitent sont bien réels et font de ce village un lieu unique.