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mercredi 22 mai 2013

Curiosity a réalisé son deuxième forage sur Mars


Curiosity le robot star de la mission martienne américaine Mars Science Laboratory a procédé à son deuxième forage sur la planète rouge selon la NASA lundi 20 mai. Les échantillons obtenus seront analysés à bord du laboratoire interne du robot.
C'est le second forage que réalise Curiosity durant sa mission martienne. La NASA a en effet annoncé lundi 20 mai que le robot a réalisé de nouveau un trou qui mesurerait 1,6 centimètre de diamètre et 6,6 de profondeur. Le premier forage en date avait été réalisé le 20 février et avait récolté des échantillons de roches sédimentaires afin de nourrir sa mission. La roche percée à l'aide du bras robotisé de Curiosity, baptisée Cumberland se trouve à 2,75 mètres à l'ouest de "John Klein", la précédente roche perforée. Les échantillons prélevés le dimanche 19 mai seront désormais analysés par les instruments à bord.
Prochaine étape, le Mont Sharp
Le prochain objectif de Curiosity est d'arriver au pied du Mont Sharp, une montagne de 5.500 mètres de haut située dans le cratère de Gale (impact de 155,3 kilomètres de diamètre) dont les contreforts seraient formés de différentes couches sédimentaires rapportant la présence d'eau il y a longtemps. Il devrait mettre plusieurs mois avant d'arriver à destination, roulant à 0,15 km/h. Le précédent forage avait permis de rendre compte d'un environnement potentiellement propice à la vie martienne dans le passé via la présence de micro organismes dont de l'eau peu acide. L'objectif est aujourd'hui de creuser cette pistes et d'établir une étude fiable quant à la possibilité d'habiter un jour la planète et d'y développer la vie, prenant en compte des données minéralogiques mais également géologiques.
Un robot qui a tout pour lui
Curiosity pèse 900 kilos, soit quatre fois plus que ses prédécesseurs Spirit et Opportunity. Développé par le Jet Propulsion Laboratory de la NASA (bras robotisés) il bénéficie de la dernière technologie.

Tornade : pourquoi les États-Unis sont particulièrement touchés ?



Le drame qui a lieu actuellement dans le Midwest américain rappelle que certains phénomènes météorologiques peuvent être beaux, effrayants, mais surtout meurtriers extrêmement destructeurs. Pays le plus touché au monde par les tornades, lesÉtats-Unis sont les premières victimes de ces perturbations. Pourquoi ? Gentside Découvertes vous l'explique.
Qu'est-ce qu'une tornade ?
Dans l'imaginaire collectif, il s'agit d'un incident météorologique extrêmement violent, détruisant maisons, emportant vaches et voitures en l'air, le tout en forme de cône parfait tournant sur lui-même. La réalité ne diverge pas réellement de l'imaginaire. La tornade est un tourbillon circulaire (vortex) prenant son origine en fonction de multiples conditions climatiques. Elle naît dans un nuage et est précédée par des averses pouvant être très fortes.
Elle s'accompagne par ailleurs de vents violents (parmi les plus forts dans le monde) pouvant aller jusqu'à 510 kilomètres par heure. Plus destructrice qu'un cyclone, 300 ou 400 personnes seraient tuées chaque année selon l'Organisation Météorologique Mondiale. La tornade est en somme une petite tempête concentrant un maximum d'énergie. Soudaine et brève, elle s'explique par la mouvance de différents vents contraires (cisaillement des vents) la plupart venant du Golfe du Mexique (climat subtropical humide) et de l'Hémisphère Nord plus froids, tournant dans le sens contraire des aiguilles d'une montre.
L'humidité fournit les orages violents qui donneront les tornades. L'air très chaud situé près du sol et le refroidissement de l'atmosphère venant du nord entraîne un mélange explosif (l'écart de température étant trop important) formant cette colonne nuageuse en forme d'entonnoir à la trajectoire incurvée.
Les États-Unis, champions de la tornade
La présence d'un climat propice à la formation des tornade en sud des États-Unis explique la haute fréquence de (...) 

Xbox One: une console tout-en-un



C'est fait : la nouvelle Xbox a été révélée au grand public. Vous ne rêvez pas mesdames et messieurs, Microsoft a enfin levé le voile sur son bijou de technologie sobrement intitulé XBox One. C'est l'appareil de l'année, voire des dix dernières années.
La XBox One appartient à la 8ème génération de console et fut dévoilée mardi soir lors d'une conférence très attendue, qui a eu lieu au siège de Microsoft à Redmond (Etats-Unis).
Première révolution, la nouvelle XBox fait d'une simple console un outil multimédia ultra-perfectionné. Cette console va changer tout votre salon et vos amis vont s'y agglutiner pour vivre cette nouvelle expérience.
Alors, peut-on prendre ce que vous aimez et l'améliorer ? Nous faisons le pari que oui !

samedi 18 mai 2013

La Corée du Nord tire des missiles de courte portée


La Corée du Nord a tiré, samedi 18 mai, des missiles de courte portée vers la mer du Japon, apparemment dans le cadre de manœuvres, a annoncé le ministère de la défense sud-coréen. "La Corée du Nord a lancé deux missiles guidés ce matin et un autre cet après-midi", a déclaré un porte-parole du ministère. "Les trois missiles sont tombés dans la mer du Japon."

Ces tirs font suite à des manœuvres militaires conjointes cette semaine des Etats-Unis et de la Corée du Sud, qualifiées par la Corée du Nord de provocation"injustifiées" et de préparation à la guerre. Les Etats-Unis et la Corée du Sud craignent que des essais du missile de moyenne portée Musudan ne relancent les tensions, après l'essai nucléaire nord-coréen de février.

"GRAVE PROVOCATION"
La Corée du Sud surveille de près les tirs de missile de son voisin du Nord, qui incluent parfois des tirs de missiles de courte portée dans ses manœuvres militaires. "Une analyse plus détaillée sera nécéssaire, mais les missiles lancés peuvent être un missile antinavire modifié ou le missile sol-sol KN-02, dérivé du missile de l'époque soviétique SS-21, qui a une portée de quelque 120 km", a déclaré un responsable sud-coréen à l'agence d'information Yonhap.
Séoul a critiqué ces tirs de missile, les qualifiant de "grave provocation""La communauté internationale décrétera des sanctions beaucoup plus sévères contre la Corée du Nord pour la poursuite de ses absurdes provocations", a déclaré Min Hyun-joo, porte-parole du parti au pouvoir, Saenuri, citée par l'agence Yonhap. "Aucune compensation et aucun avantage ne seront accordés si la Corée du Nord ne montre pas des changements dans la bonne direction de sapolitique", a-t-elle ajouté.
A Washington, un porte-parole du département d'Etat, Darby Holladay, a indiqué que les Etats-Unis "suivaient de près la situation sur la péninsule coréenne" et"continuaient à presser la Corée du Nord de faire preuve de retenue et d'agir pour améliorer ses relations avec ses voisins".
Les missiles Musudan ont une portée estimée à entre 2 500 et 4 000 km, une distance suffisance pour atteindre la Corée du Sud et le Japon et éventuellement les bases américaines situées sur l'île de Guam, dans le Pacifique. Un responsable de la défense américain a indiqué au début de mai que le Nord avait retiré deux missiles Musudan de son site de lancement, sur la côte est du pays, dans un contexte de décrue des tensions dans la péninsule.

mardi 14 mai 2013

Violences au PSG : retour sur les épisodes précédents


Les incidents survenus dans la soirée du lundi 13 mai à Paris, place du Trocadéro, ne sont pas les premiers à impliquer certains supporteurs se réclamant du Paris-Saint-Germain (PSG). Retour sur quelques épisodes marquants.

  • 13 mai 2013 : la fête au Trocadéro vire en émeute
Le PSG a remporté son troisième titre de champion de France la veille, sur le terrain de Lyon, et donne rendez-vous à ses supporteurs pour communier à Paris, place du Trocadéro. Mais les joueurs ne restent que cinq minutes sur le podium dressé à leur intention, avec vue sur la tour Eiffel. Des débordements éclatententre certains supporteurs, casseurs et forces de l'ordre, qui s'échangent des fumigènes et des gaz lacrymogènes. Des casseurs vandalisent ensuite des cafés, brûlent une voiture et cassent un arrêt de bus. A l'arrivée, une trentaine de blessés dans l'assistance.
  • 28 février 2010 : PSG – OM
A l'occasion d'un match au sommet de la Ligue 1 entre le PSG et OM, des indépendants du Kop de Boulogne s'en prennent à des membres du Virage Auteuil. Autrement dit, des supporteurs du PSG décident de s'attaquer... à d'autres supporteurs du PSG, qui répliquent. Les affrontements causent la mort de Yann Lorence, 37 ans, un habitué du Kop de Boulogne, roué de coups.
Depuis plusieurs mois, les tensions redoublaient entre les tribunes Boulogne, qui contient une frange de supporteurs proches de l'extrême droite, et Auteuil, qui abrite un public fier de son melting-pot. Robin Leproux, alors président du PSG, choisit alors d'appliquer dès la saison suivante une nouvelle politique : placement aléatoire dans le stade, dissolution des associations historiques de supporteurs, interdictions de stade (IDS) multipliées... Ce plan très contesté a créé un tournant important dans l'histoire du Parc des Princes.
  • 26 octobre 2009 : OM - PSG
Entre 100 et 150 supporteurs du PSG venus dans l'après-midi en train à Marseille affrontent leurs homologues phocéens. Les échauffourées, près de la gare Saint-Charles et du Vieux-Port, ont fait une dizaine de blessés. Ces rixes se produisent en marge d'un match... qui n'a finalement pas eu lieu le jour même. Au dernier moment, trop tard selon certains, la Ligue de football professionnel (LFP) déprogramme la rencontre pour cause de grippe A.
  • 23 novembre 2006 : PSG - Hapoël Tel-Aviv
Comme plus tard en 2010, un supporteur trouve la mort à quelques encablures du Parc des Princes. En ce soir de novembre, le PSG a perdu 4-2 en Coupe de l'UEFA face au club israélien de  l'Hapoël Tel-Aviv. A la sortie du stade, un supporteur de confession juive, Yaniv Hazout, est "coursé" par des ultras. Antoine Granomort, un gardien de la paix, s'interpose pour le protéger de cette foule hostile. Vers 22 h 53, alors que les deux hommes sont réfugiés dans un McDonald porte de Saint-Cloud, il tire un coup de feu mortel sur Julien Quemener. En 2011,Antoine Granomort bénéficie d'un non-lieu.
  • 13 mars 2001 :  PSG - Galatasaray
Déjà éliminé de la Ligue des champions, le PSG joue son dernier match de poule contre Galatasaray. Pendant ce duel, remporté 2 à 0 par Paris, de violentes rixessurviennent dans les tribunes entre supporteurs parisiens et turcs, massés en nombre dans l'emplacement réservés aux visiteurs,  à côté du Virage Auteuil. Dans une ambiande de "baston générale", plus de cinquante Turcs finissent la soirée à l'hôpital. C'est la première fois qu'une partie du public parisien se manifeste de la sorte en Coupe d'Europe. Du coup, le PSG devra disputer ses deux prochains matches de Coupe d'Europe dans un stade situé à plus de 300 kilomètres du Parc des Princes.
  • 28 août 1993 : PSG - Caen
En plein été, pour le début de la saison 1993-1994, les ultras du Kop de Boulogne se signalent à la France entière, alors que l'Angleterre ou les Pays-Basconnaissaient déjà les affres du hooliganisme depuis plusieurs années. Dans les tribunes, des hooligans parisiens chargent violemment des CRS, et en blessent dix, dont un grièvement. La rencontre a été stoppée pendant treize minutes en raison des jets de gaz lacrymogène. Le Monde titre alors l'un des ses articles "La guérilla des stades".

lundi 13 mai 2013

Un marée de glace vient s'encastrer dans des habitations

Dans le Minnesota, une marée de glace, qui s'est formée à l'origine à la surface d'un lac, a été poussée samedi par des vents violents. Le flux glacé a avancé et pour buter sur les maisons.
C'est l'image d'un film catastrophe à échelle réduite.  Samedi, dans le Minnesota, une marée de glace s'est déplacée lentement mais sûrement vers les habitations voisines d'un lac durci par le froid. Poussée par des vents violents, elle est venue percuter samedi les arbres et les maisons sur les rivages après s'être formée à la surface de l'étendue d'eau gelée, près du lac des Mille Lacs.
L'écoulement de glace mesurait jusqu'à un mètre par endroits, lui donnant l'apparence d'un petit iceberg en mouvement. Si aucune victime n'est à déplorer, la marée frigorifique a fait des dégâts matériels, sur au moins une maison.

Le village qui aimait les femmes


‘’La côte amalfitaine ne fait que 50 km mais il faut prévoir du temps pour la visiter. Tu sais quand tu pars mais tu ne sais jamais à quelle heure tu arrives ! ‘’ m’explique mon amie Caterina. Sur la route côtière, nous sommes ralenties par une camionnette remplie de citrons, fruit roi de la région. Le chauffeur s’arrête bientôt pour faciliter le passage de la file d’automobilistes agglutinée derrière lui. Parmi eux, des cars de touristes à destination de Positano, le village le plus chic de la côte. Son succès n’est pas usurpé. Accrochées aux falaises, ses maisons multicolores sont une invitation à la flânerie à travers ses petites rues escarpées. Lassées des pentes et des escaliers, nous nous livrons bientôt au sport national : regarder les gens passer depuis une terrasse de café. Un avant-gout de vacances à l’italienne. Un expresso plus tard, nous poursuivons notre route jusqu’à un autre petit port des bords de la mer Tyrrhénienne : Praiano.

Loin des airs de carte postale de Positano, ce village de pêcheurs ressemble à un décor de film de Rosselini. Et pour cause, Praiano a connu ses heures de gloire dans les années 1960. Roberto Rosselini, Sofia Lauren, Marcello Mastroiani et bien d’autres stars du cinéma italien venaient y passer leurs vacances d’été ainsi que d’autres personnalités internationales comme Jackie Kennedy ou Winston Churchill. Agé de 71 ans, Pépé Gambardello s’en souvient comme si c’était hier et les appelle par leur prénom quand il évoque cette grande époque. Il était alors pêcheur l’hiver et chef cuisinier l’été, et ne cache pas sa fierté d’avoir préparé pour eux une des meilleures cuisines de la côte. Depuis le bateau où il m’emmène faire un tour des lieux, il montre dès que l’occasion s’y prête, les villas où chacun résidait.

De retour à quai, nous allons au restaurant Il Pirata, anciennement le ‘’Da Luca’’. C’est ici que toutes les célébrités se retrouvaient pour dîner avant d’aller danser juste à côté à la discothèque l’Afrikana. Les deux établissements existent toujours. En chemin, Pépé me demande de ne pas trop m’éloigner de lui. Il a une jambe douloureuse mais ce n’est pas mon assistance qu’il sollicite. Honnête, ce vieux pêcheur au regard rieur avoue apprécier la présence féminine mais aimer encore plus être vu en sa compagnie. A Praiano, tout le monde le connaît et tout le monde le regarde. Plus tard, il devra répondre aux questions des villageois et s’en réjouit à l’avance. Pirate !

Dans la famille Milano, je demande le fils. Regard bleu lagon et cheveux argentés, c’est désormais Rino qui reçoit les clients au restaurant Il Pirata. Son père Casimiro s’occupe de la gestion, ce qu’il fait depuis déjà une vingtaine d’années. Autour d’une assiette d’antipasti et un verre prosecco, Rino raconte comment sa famille a connu les différentes phases d’évolution du village. ‘’Bien avant son époque de splendeur, mes parents avaient ici une boutique de vêtements typiques en toile dits ‘’alla positana’’. Ce même local est devenu dans les années 1960 un bar mitoyen au célèbre restaurant Da Luca, du nom de son propriétaire autour duquel tournait la vie bouillonnante de Praiano. Cela fait désormais plus de vingt ans que les deux locaux sont réunis sous la même enseigne, celle d’Il Pirata, dont toute ma famille s’occupe’’. Aujourd’hui calme et confidentiel, Praiano reste fréquenté par les connaisseurs de la région qui souhaitent éviter l’agitation de Positano. Telle une ancienne vedette de cinéma, le village a gardé son port altier et conserve une beauté émouvante.

Cette atmosphère unique, un artiste a su en faire le terreau fertile de son art. Suspendu entre ciel et mer, son atelier est un ancien phare dont les portes sont ouvertes à tous. Cette fois, Pépé ne m’accompagne pas pour lui rendre visite. La route est trop difficile pour sa jambe et il n’a pas encore fini son verre de prosecco. Mais je devine sans peine la vraie raison : personne ne nous verra emprunter le petit chemin escarpé qui y conduit.

‘’C’est un tel privilège de vivre ici que je me dois de lui rendre hommage’’. Paolo Sandulli avait 16 ans quand il est venu pour la première fois à Praiano. Il en a désormais 64 et tente par ses œuvres de maintenir vivante la mémoire des lieux. Mais ce ne sont pas les anciennes célébrités qui nourrissent son imagination. Ses sources d’inspiration, il les puise dans le mode de vie traditionnel des pêcheurs. Tous ont droit à un portrait et à des sculptures évocatrices de leur travail en mer. Parmi tous, je reconnais tout de suite Pépé et son sourire de tombeur.

A côté des nombreux marins, deux figures féminines reviennent sous forme de sculptures surréalistes ou de bustes. Eléonore et Beatrice apparaissent chevauchant calamar, murène et dauphin, ou encore coiffées d’éponges de mer colorées. ‘’Ce sont mes sirènes. Je suis tombé amoureux d’elles au musée de Palerme et à la Frick Collection de New York. J’ai tout de suite été ébloui par leur beauté’’. Paolo parle d’elles avec une telle intensité qu’il oublie de préciser que les deux jeunes femmes étaient les filles du Roi de Naples au XIVème siècle. Je ne m’étonne plus de son étourderie après l’avoir écouté plus longuement expliquer son désir de réunir dans ses œuvres, le passé et le présent. Pari réussi. Dans son atelier, le temps s'arrête pour laisser place à la poésie de son art.

A mon départ, Paolo me remet un livre qu’il a publié deux années auparavant. Sous forme de conte, Un sogno in fondo al mare est l’histoire d’une jeune femme qui essaie de préserver Praiano et la côte amalfitaine du tourisme. Je ne sais si à la nuit tombée les sculptures de Paolo s’animent pour veiller sur les destinées du port. Mais les personnages qui l’habitent sont bien réels et font de ce village un lieu unique.

Un présentateur néerlandais goûte du lait maternel


A l'occasion de la Fête des Mères, Paul de Leeuw a voulu marquer le coup. Pendant son émission, ce présentateur a goûté du lait maternel en direct à la télévision néerlandaise.

Quel goût a le lait maternel? C'est plutôt doux, non? Je ne pourrais probablement pas le tester, a lâché Paul De Leeuw aux mamans présentes sur le plateau de Langs de Leeuw.

Si tu ne mords pas, tu peux le goûter chez moi, a immédiatement rétorqué l'une d'entre elles.

C'est vraiment très bon!, s'est alors exclamé Paul de Leeuw après avoir goûté aux deux seins de la bénévole.

Les réactions sur Twitter ne se sont pas fait attendre. Paul de Leeuw qui boit du lait du sein de quelqu'un... Désolé mais c'est un peu bizarre, a notamment écrit la journaliste sportive néerlandaise Barbara Barend.

dimanche 12 mai 2013

Capturer un astéroïde, mission impossible ?

Dans le programme de la NASA, cela s'appelle l'Asteroid Retrieval Initiative. Le plan, dont ont déjà beaucoup parlé les médias et que l'on peut voir résumé sur la vidéo ci-dessous, est le suivant : primo, identifier, d'ici à 2016, un petit astéroïde de 7 à 10 mètres de diamètre, d'une masse d'environ 500 tonnes ; secundo, envoyer en 2017 une sonde à la rencontre de la "cible" et l'attraper, en 2019, dans une sorte de filet à papillons ; tertio, rapporter la prise et la stocker soit en orbite autour de la Lune, soit à un point de Lagrange du système Terre-Lune (point de l'espace où les attractions gravitationnelles de notre planète et de son satellite se compensent) ; quarto, à partir de 2021 ou 2022, expédier des astronautes pour travailler sur l'astéroïde et notamment en extraire des échantillons.

La NASA a demandé, pour la seule année 2014, un budget de 105 millions de dollars afin de préparer cette mission dont les buts affichés sont multiples : tout d'abord, remplir l'objectif fixé par Barack Obama en 2010 d'envoyer des hommes sur un astéroïde en prélude à une mission martienne habitée ; ensuite, développer des techniques de rendez-vous efficace avec un astéroïde, l'idée étant de pouvoir éventuellement dévier un de ces vagabonds célestes s'il risque d'entrer en collision avec la Terre ; enfin, le projet colle bien avec l'idée, de plus en plus à la mode, d'exploiter en orbite les réserves de minerais que constituent certains astéroïdes. Il ne faut pas non plus oublier la science puisque les chercheurs auraient pour la première fois l'occasion d'étudier un astéroïde complet et d'analyser des échantillons "frais", n'ayant pas subi de brûlante entrée dans l'atmosphère.
Tout cela est très joli sur le papier mais, selon un article publié dans le numéro de  Science du 10 mai, le projet, annoncé il y a un mois, commence à susciter des critiques parmi la communauté des astronomes, dont certains sont employés par la NASA elle-même ! L'article cite ainsi Mark Sykes, lequel, en plus de diriger le Planetary Science Institute de Tucson (Arizona), est à la tête du Small Bodies Assessment Group (SBAG) de la NASA, un groupe de recherche qui a précisément pour but d'identifier, parmi tous les petits corps du Système solaire (astéroïdes, comètes, objets transneptuniens, etc.), ceux qui présentent un intérêt pour l'exploration spatiale. Or il se trouve que le SBAG n'a pas été associé à l'élaboration de la mission... Et Mark Sykes de pointer du doigt le manque "réel de crédibilité" du projet : "Après avoir à peine consulté des experts dans le domaine, un petit groupe au quartier général [de la NASA] a pensé que cette mission ferait les gros titres. Mais cela ne suffit pas." Une nouvelle fois, le goût immodéré de l'agence spatiale américaine pour la médiatisation en période de décision budgétaire aurait donc encore frappé...
Au-delà de ce péché véniel, la NASA, selon les experts cités dans Science, se serait un peu aventurée avec cette mission, sans bien mesurer les défis scientifiques et techniques immenses qu'elle implique. Reprenons les étapes dans l'ordre. En premier vient l'idée que, d'ici à 2016, une "cible" potentielle pourra être identifiée. Rien n'est moins sûr. En effet l'astéroïde en question doit remplir un certain nombre de critères : avoir des dimensions modestes, ne pas être trop oblong, ne pas trop tourner sur lui-même. Car si la NASA a l'expérience des rendez-vous spatiaux, elle n'est pas habituée aux objets "non coopératifs" : il faut donc que la cible y mette un peu du sien... Tout le problème, c'est que les astéroïdes de cette taille sont précisément les plus difficiles à détecter. On se souvient par exemple que personne n'a vu arriver l'objet qui, le 17 février, a explosé dans le ciel russe, alors même que cette météorite mesurait 17 mètres de diamètre pour une masse d'environ 10 000 tonnes, soit nettement plus que l'astéroïde visé par la NASA ! Pour résoudre le problème de l'identification de la cible, l'agence américaine compte sur la mise en service prochaine, à Hawaï, du deuxième téléscope du projet Pan-STARRS, projet qui surveille le ciel de manière permanente, à l'affût de tout corps susceptible de s'approcher de la Terre. Mais même avec ce renfort, rien n'assure que, dans les trois ans à venir, un bon candidat puisse apparaître...
Second défi technologique, la construction de l'engin robotisé chargé d'aller attraper l'astéroïde. Contrairement à nombre de sondes qui, une fois qu'elles ont échappé à l'attraction terrestre, font l'essentiel du voyage propulsées par leur élan initial, il faudra au cours de cette mission non seulement aller à la rencontre de l'astéroïde, bien se positionner par rapport à lui pour le cueillir en douceur, mais aussi  (et même surtout) dévier cet objet de plusieurs centaines de tonnes de sa trajectoire, puis le conduire jusqu'à son "parking" lunaire. Pour cela, la NASA envisage d'utiliser un puissant moteur ionique, une propulsion obtenue par l'éjection d'ions qu'on a accélérés électriquement, ce qui implique de disposer de panneaux solaires ultra-performants pour fournir l'électricité.
En plus de la faisabilité de la mission dans un délai aussi court, ses motivations sont également critiquées. L'idée que, grâce à l'Asteroid Retrieval Initiative,l'humanité va apprendre à se protéger des géocroiseurs, ces astres qui menacent de percuter la Terre, "est juste n'importe quoi", selon l'astronome américain Harold Reitsema, qui a travaillé sur plusieurs missions de la NASA et qui, pour le compte de la fondation B612, dirige actuellement le projet Sentinel d'un télescope spatial spécialisé dans la détection des géocroiseurs. En effet, savoir dévier un astéroïde de 10 mètres de diamètre n'a pas grand intérêt puisqu'un objet de cette taille entrant dans l'atmosphère terrestre y sera complètement détruit avant de toucher le sol. Et ce savoir-faire ne sera d'aucun secours si c'est un astéroïde de plusieurs centaines de mètres ou de plusieurs kilomètres de diamètre qui se dirige droit vers nous...
Les dernières critiques, qui sont peut-être les plus profondes, portent sur la philosophie même de la mission : rapprocher un astéroïde pour le mettre à la portée facile des astronautes, plutôt que d'envoyer ces derniers à sa rencontre, ne préparera en rien une mission martienne au long cours, si l'on s'en tient à la feuille de route établie par Barack Obama. Le plus virulent des détracteurs n'est pas n'importe qui puisqu'il s'agit de Buzz Aldrin, le compagnon de Neil Armstrong lors de la mission Apollo-11. Toujours vert en dépit de ses 83 ans, l'ancien astronaute a, mercredi 8 mai, vivement critiqué l'Asteroid Retrieval Initiative qui, selon lui, ne fera en rien avancer l'aventure spatiale. D'après Aldrin, qui aurait pu dignement figurer dans le film Space Cowboys de Clint Eastwood, la NASA joue petit et se trompe de cible : si l'idée de conquête de l'espace a encore un sens, l'homme doit viser dès maintenant l'exploration de Mars, s'y installer de manière permanente et devenir "une espèce présente sur deux planètes".  Pour l'ancien astronaute, ceux qui tenteront l'aventure devront avoir l'esprit de colons, partir pour ne pas revenir.

samedi 11 mai 2013

Epilation au chalumeau

Cet été pour avoir de belles jambes sans poils, testez cette technique rapide et efficace, l'épilation au chalumeau !

Can What We Learn From the Crow Save Our Cities?


The American crow, which in so many ways is so much like humans, is moving from the countryside to the big city, and like humans, it is paying a price.
Stress.
Crows showed little taste for the urban environment until four or five decades ago, when they began a continuing migration into suburbia, and even into the heart of megalopolises that many humans would love to leave. Why are they doing that, and how do they deal with the stress coming from noise, congestion, and too many people?
Animal behavioral ecologist Anne Clark of Binghamton University in New York regularly climbs the trees in the suburbs of Ithaca, along with her students, to borrow newly hatched crows for banding, tagging, and blood testing. She wants to understand why they are becoming city folk, and how they are coping with the stress that surely follows.
But it's not just because she loves crows. It just may be that these amazingly clever birds can tell us whether our cities are fit places for anybody to live.
"By studying the well being of urban organisms, how they adapt and what costs they are bearing from living in a city, we hopefully will be able to build cities that are healthier for all of us," Clark said in a telephone interview.
Urban planners are increasingly interested in how cities function as an ecosystem, she added, so the more we understand how that system serves all of us -- from crows to insects to humans -- the better equipped we will be to build smarter cities.
Crows probably began moving to cities to escape predators, especially great horned owls that attack crows nests in the dark of night.
The American crow is particularly vulnerable to the West Nile virus, which has wiped out about 45 percent of the national population. The bird is considered by experts to be the primary victim, not the primary carrier, of the virus.
Although they seem to be all around us, these birds are very wary of humans, and even learn to recognize individuals who have harmed them in the past.
Kevin McGowan of Cornell University's ornithology lab, with whom Clark began her research years ago, insists that crows know him so well as a distributor of peanuts that they will seek him out and follow him around until he pays up with a handful of -- "unsalted, in the shell" -- peanuts.
Other crows recognize him as the villain that invades their nests to band their young, and they will follow him around, "cawing" loudly and warning other members of the flock until he leaves the area. Crows, like humans, make strong bonds with family and other members of their community, and will warn each other of danger.
Crows are known for their cleverness, especially the famous New Caledonian crows that use tools and have even shown signs of analogical reasoning, concluding that if one tool doesn't work, a similar one might. Scientists from the University of Auckland put meat in a hole and left a stick for the crows to use to retrieve the meat. But the stick was too short. So the crows used the shorter stick to reach a longer stick and then used the longer stick to get the meat.
"Evidence suggests that, from the earliest human stone tools, analogical reasoning has been at the core of human innovation," biologist Russell Gray of the University of Auckland said when that discovery was announced in 2007.
"This hallmark of human intelligence may also be at work in both the great apes and New Caledonian crows and may explain why, out of all the crow species in the world, only these crows routinely make and use tools," he said.
There is no evidence yet that the American crow is quite that clever, but they are still regarded as among the smartest animals on the planet. They have at least 250 different calls -- although they may all sound the same to humans -- and they will care for their young and defend crows that they don't even know, according to McGowan.
But that still begs the question: If they are so smart, why are they moving into urban chaos? Crows and humans can be a hard mix.
"No one is ambivalent about crows," Binghamton's Clark said. "Either you hate them or you love them."
They can be really, really annoying. In early spring, the second I step out of my home crows will scream as though I were a harbinger of death, and they will follow me -- cawing endlessly -- until I leave.
Sometimes, I really dislike them, like a woman Clark recently encountered.
"She said 'I hate these guys,'" Clark recalled. "I said, 'You hate crows because they are exactly like people.'"
Maybe not exactly, but we share many of the same genes, and we are increasingly sharing the same landscape. Clark thinks cityscapes may actually look attractive to a crow flying overhead. Nicely manicured lawns, beautiful golf courses, parks with small lakes and fountains, can be alluring.
And then they land and discover that those golf courses are "managed lands" that don't provide the bugs the crows like to eat, and the lawns are full of chemicals that are unhealthy both to crows and humans, and so they end up looking for lunch in dumpsters.
That may be why the nestlings she and Mcgowan have studied in cities are smaller than those in rural areas, and the protein and the calcium so essential to growth was lower in birds in cities. All that has to lead to stress, but Clark said the birds seem to be adapting to their new environment.
But can they really tell us anything about our ecosystem, and about ourselves?
Maybe they already have.

Spacewalk planned to fix ammonia leak on space station


MIAMI (Reuters) - NASA plans to send two astronauts aboard theInternational Space Station out on a spacewalk on Saturday to try to fix an ammonia leak in a cooling system on one of the station'ssolar arrays, the U.S. space agency said on Friday.
The crew spotted a steady stream of small, white frozen ammonia flakes floating away from a coolant line outside the orbital outpost on Thursday.
Mission managers reviewed images and data gathered overnight and said on Friday they tentatively planned to send American astronauts Chris Cassidy and Tom Marshburn out on Saturday morning to try to stop the leak by replacing a pump on the cooling system.
"The crew is not in danger, and the station continues to operate normally otherwise," NASA said in a news release.
Ammonia is used to cool the power systems that operate the solar arrays, which provide electricity to the station. Each of the eight solar arrays has its own independent cooling system.
The leak is on the far left side of the station's truss structure, in an ammonia loop that astronauts previously tried to troubleshoot during a spacewalk in November 2012.
While Cassidy and Marshburn are working outside the space station, crew commander Chris Hadfield, a Canadian astronaut, will choreograph their movements from inside the orbital outpost. Russian cosmonauts Pavel Vinogradov, Alexander Misurkin and Roman Romanenko make up the rest of the crew.
Work was under way to reroute the remaining power channels to maintain full operation of the systems normally controlled by the solar array that is cooled by the leaking loop.
The space station, a $100 billion research laboratory that orbits 250 miles above Earth, is owned by the United States and Russia in partnership with Europe, Japan and Canada.

vendredi 10 mai 2013

the power of nature


When the writers of the NDAA got together this is what they intended to transgress on any one doing the deeds of evil men this is what you fight against when you put on your pants get your paycheck remember where it came it from when you look in the mirror to see you reflection remember who created the gift of sight when you turn your weapons on creation expect to feel the power of nature a creation when the time comes for the light to shine don't ask for repentance in the last hour.

Voir la Terre vieillir en 30 ans


La création d'îles artificielles au large de Dubaï, la quasi disparition de la mer d'Aral ou encore l'explosion de l'urbanisation de Las Vegas en plein milieu du désert : autant de phénomènes survenus ces trente dernières années rendus visibles par leprojet Timelapse, qui permet de mesurer à quel point la face de la Terre a changé sous l'effet du changement climatique et des activités humaines.
Travail tant phénoménal que captivant, cette carte interactive propose d'explorer les évolutions de chaque recoin de la planète entre 1984 et 2012. Indiquez un lieu dans le moteur de recherche et, en quelques secondes, s'offre à vous trente années d'évolution.
Ces transformations ont été captées par huit satellites du programme Landsat, un projet du Centre américain de veille géologique des Etats-Unis (USGS) et de la NASA lancé en 1972. En orbite à 705 km au-dessus de la Terre, ces yeux célestes cartographient l'intégralité de la planète tous les 16 jours depuis 41 ans. Deux millions d'images sans nuage - soit 909 teraoctets (1012) de données - ont ensuite été agrégées par Google avant d'être publiées pour la première fois sur le site du géant américain conjointement avec le magazine Time. Des GIFs sont aussi accessibles sur Google+, dévoilant des parties spécifiques de la planète.
Le résultat est saisissant. Qu’il s’agisse de la vaste étendue géographique couverte sur une si longue échelle de temps ou du niveau de détail stupéfiant. Imaginez : une image de télévision haute définition (HD) est composée d'environ 2 millions de pixels. Les clichés de Landsat, eux, pèsent 1 800 milliards de pixels, soit l'équivalent de 900 000 téléviseurs HD assemblés en une seule mosaïque.
Ces images ne sont pas seulement esthétiques. Elles livrent des informations cruciales et impartiales sur le changement climatique en cours, l'état des ressources naturelles et l'explosion urbaine. Ici, on assiste, stupéfaits, à la transformation du sable en verte prairie en Arabie Saoudite sous l'effet de l'irrigation massive ou à l'expansion de tous côtés de Shanghai, passée de 13,3 millions d'habitants en 1990 à plus de 23 millions en 2010.
Là, on observe, impuissants, la fonte du glacier Columbia en Alaska à un rythme de 30 mètres par an depuis 2001, à la disparition des paisibles forêts de la province canadienne de l'Alberta dévorées par l'exploitation effrénée de sables bitumineux, au recul de l'Amazonie brésilienne sous l'effet de la construction de routes, l'exploitation forestière et le défrichement agricole ou, en France, au bétonnage de la Côte d'Azur.
"Tout comme l'image mythique de la Terre prise par la mission Apollo 17, cette carte est non seulement fascinante à explorer, mais peut nourrir la réflexion de la communauté internationale sur la façon dont nous vivons sur notre planète et les politiques qui nous guideront à l'avenir", espère Rebecca Moore, responsable ingénierie pour le moteur Google Earth et Earth Outreach.
Difficile, de fait, de ne pas s'interroger sur le rôle de l'homme dans l'évolution de la Terre, alors que la concentration de dioxyde (CO2) dans l'atmosphère a franchi, jeudi 9 mai, le cap symbolique de 400 parties par million, plus haut seuil depuis plus de 2,5 millions d'années. A moins que l'on préfère flâner dans les méandres de la planète bleue. Au risque de s'y perdre.

"Les violences révèlent les crispations des ultra-orthodoxes en Israël"


Eliezer Ben-Rafaël est professeur de sociologie à l'Université de Tel-Aviv, spécialiste de l'identité juive et de la société israélienne. Selon lui, les violences des ultra-orthodoxes à l'égard des Femmes du mur [des Lamentations], vendredi 10 mai, traduisent la perte d'influence des ultra-religieux sur la société israélienne.
Comment analysez-vous les violences au mur des Lamentations ?

Les violences révèlent les crispations des ultra-orthodoxes, qui perdent de leur influence en Israël. Ils se sentent attaqués sur plusieurs fronts. Ils ne sont plus représentés au gouvernement, le ministère du trésor veut réduire leurs privilèges financiers. De plus, il y a une forte volonté de la population et des politiques desupprimer certains de leurs avantages, comme l'exemption de service militaire.

Ils ont donc besoin de s'accrocher à leurs prérogatives. Le monopole sur certains aspects religieux en fait partie. Au mur des Lamentations, par exemple, ils fontappliquer la "coutume de l'endroit", qui leur permet d'imposer leurs règles sur les lieux saints qu'ils dirigent. La décision de justice qui autorise les femmes à avoirun service religieux au mur leur donne la sensation d'être menacés dans la sphère symbolique.
Pourquoi les femmes juives n'obtiennent-elles ces droits qu'aujourd'hui ?
C'est en fait la continuité de plusieurs mouvements : le combat de ces femmes date d'une trentaine d'années. Dans certaines synagogues à Jérusalem, qui ne sont pas contrôlées par les ultra-orthodoxes, elles peuvent déjà prier dans les mêmes conditions que les hommes.
Ce mouvement est aussi lié à l'influence croissante des juifs de la diaspora, qui viennent de l'étranger habiter en Israël. Ils découvrent des règles religieuses qu'ils n'acceptent pas et qui provoquent des changements dans la société israélienne.
Peut-on s'attendre à d'autres évolutions allant dans le même sens ?
Il y a déjà eu l'ouverture du mariage civil pour les non-Juifs. Aujourd'hui, la grande question c'est celle de la conversion. A l'heure actuelle, seules les conversions réalisées par les rabbins issus des courants orthodoxe et ultra-orthodoxe, qui sont les plus attachés à la loi talmudique, sont reconnues en Israël.
Les rabbins de tendance dite libérale, les "réformateurs" et les "conservateurs", voudraient aussi disposer de ce pouvoir religieux et luttent pour obtenir cette légitimité. Des écoles de judaïsme où des rabbins orthodoxes et non orthodoxes enseignent conjointement commencent à se créer, mais les ultra-orthodoxes ne reconnaissent pas les conversions qu'ils effectuent.